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Les Démocraties et la mort (Douglas MURRAY, Ed L'Artilleur 2025)

Les Démocraties et la mort (Douglas MURRAY, Ed L'Artilleur 2025)

Je ne connais pas les profondes idées politiques de Douglas Murray, mais je comprends bien qu’il n’appartient pas à l’extrême gauche, et qu’il refuse également les propositions de l’extrême droite. Il est étiqueté « néo-conservateur » mais je le vois très mal dans le courant de pensée Trumpien. Ceci étant, faut-il toujours quand on est intelligent se situer dans le champ du politique et ne peut-on pas considérer qu’un cerveau bien fait soit assez libre pour écrire en dehors de toute école ?

Douglas Murray est britannique (anglican, père écossais), il a 46 ans, il est journaliste et essayiste, et travaille pour de grands journaux américains. Il est connu pour ses analyses très percutantes sur l’islam en Occident et sur le suicide des européens.

Dans ce dernier ouvrage qui se lit comme on regarderait un documentaire TV, il revient sur les atrocités du 7 octobre 2023 en Israël, et, constatant le déni de réalité qui lui a succédé de par le monde, il s’interroge sur :

  • L’étrange engagement des européens pour refuser la vérité et rester complaisants vis-à-vis de leurs ennemis, les terroristes islamiques,
  • La réponse à apporter à ces foules en liesse, qui adorent la mort et la fêtent, y compris quand elle frappe leurs propres enfants,
  • Ce qui fait qu’une toute petite nation, Israël, soit scrutée aussi attentivement et régulièrement condamnée sans aucune forme de compassion, alors même qu’elle a été sauvagement attaquée par des barbares sanguinaires,
  • Ce que nous pouvons apprendre de l’héroïsme et des capacités de résilience des citoyens israéliens qui vivent depuis des années sous la menace de leurs voisins qui ne pensent qu’à les anéantir.

En Occident, notre jeunesse est devenue la proie d'une idéologie qui dénigre notre propre histoire et qui n’est pas loin d’adhérer au culte de la mort comme valeur suprême de « l’opprimé » (le Hamas) en réaction à Israël « le colonialiste », alors que ce pays est la seule démocratie du Moyen-Orient. A une période où la guerre menace de nouveau en Europe, nos démocraties, qui auraient bien besoin d’union nationale voire européenne, sont affaiblies, minées de l’intérieur par des mouvements qui prônent la détestation de notre histoire et de nos cultures au profit d’horribles totalitarismes religieux et ethniques, nos ennemis, d’ailleurs non masqués puisqu’ils provoquent des attentats parmi nous.

C’est tout de même en toute connaissance de cause, puisque le Hamas a été classé comme organisation terroriste, que les États Occidentaux ont déversé des milliards de dollars à l’administration de Gaza, tenue par le Hamas et ce, pendant de nombreuses années.

Le 7 octobre a révélé l’usage que ces terroristes avaient fait de notre argent. Au lieu d’améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, l’argent a servi à creuser des centaines de kilomètres, d’étages, de couloirs de souterrains, et à fabriquer du matériel de guerre pour une attaque contre Israël. Douglas Murray qui connait bien la région, a pu, durant la guerre, entrer dans Gaza. Il a recueilli des réponses de dirigeants du Hamas, fiers de montrer que les tunnels étaient avant tout destinés aux combattants et aux armes et qui affirmaient sans pudeur que les conditions de vie des gazaouis n’étaient pas leur affaire mais celle de l’ONU !.

Devant l’ampleur et l’inhumanité des viols, tortures, meurtres et kidnappings subis par les Israéliens, on reste sidéré. Mais il y a pire que les récits de ces horreurs, car à cette brutalité s’ajoute la joie des criminels qui filment leurs « exploits » et s’en vantent auprès de leurs proches.

Douglas Murray apprend le 7 octobre au soir dans son fuseau horaire de New-York qu’une grande manifestation sera organisée le lendemain à Times Square. Il pense qu’il s’agit d’un mouvement de sympathie pour les Israéliens et découvre avec stupéfaction qu’en fait il s’agit d’une manifestation contre Israël et pour soutenir avec des cris de joie…..la « résistance palestinienne » !!! Les Israéliens n’ont pas eu le droit à une journée de compassion !

Et comment appeler de la « résistance » des actes aussi effroyables que de décapiter un jeune israélien avec une pelle ? de brûler vifs des enfants ? de violer des morts ?

Car rapidement la vérité a été renversée, ce sont les Israéliens qui pratiquent l’apartheid et le génocide ! Or en Israël, il n’y a pas d’apartheid : « La population non juive a été multipliée par 17 entre 1947 et 2024. En 2021, un article du Haaretz indiquait que les Arabes et les Druzes, qui représentent environ 20 % de la population, étaient très surreprésentés dans les professions médicales. Un Arabe est actuellement juge à la Cour suprême. Les Israéliens non juifs ont les mêmes droits et siègent au Parlement. »

L’obsession anti-Israël prend des formes paranoïdes : « En 2010, lors d’une attaque de requins à Charm el-Cheikh en Égypte, un gouverneur de la région accusa le Mossad. En 2013, on passa aux rayons X un faucon repéré à Elazig en Turquie pour s’assurer qu’il n’espionnait pas pour Israël ! »

Loin de Douglas Murray de nier les bombardements sur Gaza, mais si les Israéliens n’ont pas pu délivrer leurs otages, c’est que leur armée avertit toujours des bombardements à venir et encourage les populations à se mettre en sécurité, ce qui laissait le temps aux ravisseurs de « déménager » leurs prises.

Le peuple juif fait l’objet d’une haine qui se prolonge au cours des siècles et qui se dit fondée sur les causes contradictoires comme la pauvreté (ce peuple était jugé misérable et sale au XIX° siècle) , ou la richesse ou comme sa religiosité excessive ou, au contraire,   son absence de religiosité, comme le fait d’être « apatride » et comme celui d’avoir un État. Tout est bon pour alimenter les antisémitismes, qui sont donc protéiformes.

C’est Vassili Grossman  qui a écrit fort justement : « L’antisémitisme est toujours un moyen et non une fin ; il est la mesure des contradictions encore non résolues. Il est le miroir des faiblesses des individus, des structures sociales et des systèmes étatiques. Dites-moi de quoi vous accusez les juifs, je vous dirai de quoi vous êtes coupables ».

Ce livre est lucide, il est indispensable pour tenter de comprendre le monde dans lequel nous vivons.

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K
Merci encore Odile pour encore une fois rétablir la vérité de ce terrible 7 octobre ..la suite toujours plus horrible d’être mis au ban du monde et traités de genocidaires
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C
c'est bien normal, la simple raison devrait nous éclairer...