Larry et moi (Denis Robert 2020 ed Massot)

Publié le par CERISETTE

Larry et moi (Denis Robert 2020 ed Massot)

Pour Denis Robert j’ai une vraie admiration. C’est un journaliste qui n’a pas peur et qui travaille énormément, deux qualités qu’on ne retrouve guère aujourd’hui dans la presse qu’elle soit écrite, ou pire encore, télévisée ! On ne voit, entend et lit que des journaleux qui ânonnent leur leçon, certainement apprise au café de l’Univers où ils ont tous leurs ronds de serviette.

Au moins Denis Robert ne va pas à la soupe et pense par lui-même. Il cultive probablement une curiosité d’enfant pour la découverte des secrets ensevelis et ils sont nombreux dans le domaine de la finance. Il colle ses doigts dans les prises et se fait régulièrement ramasser, ce qui ajoute, pour moi, à son côté chevalier blanc et augmente mon admiration. Après en avoir bavé comme c’est pas possible avec les suites de l’affaire ClearStream, (qui a mis au jour des pratiques bancaires assez peu ragoutantes,) il a été appelé au Media, où il a bien réussi à augmenter l’audience et à booster les adhésions. Je ne sais toujours pas ce que les Insoumis ont bien pu lui reprocher pour l’avoir viré comme un chien en septembre dernier. La curiosité n’est un vilain défaut que pour ceux qui ont des choses à cacher.

On devrait avoir plus de journalistes comme lui, il mène de vraies investigations. C’est pourquoi il est généralement invisibilisé et n’apparait que dans des media plus ou moins dissidents comme Sud Radio et autres Thinkerview. 

Cette fois ci, ce bourreau de travail a consacré ses vacances et son arrêt maladie (il a ceci de commun avec Biden qu’il s’est cassé le pied en jouant avec son chien !) à écrire sur un des secrets les mieux gardés du monde de la politique (oui, de la politique, je dis bien, même s’il s’agit d’un fonds d’investissement),  et qui concerne la puissance de feu de Larry Fink, le big boss de BLACKROCK. Rien n’est pourtant illégal dans les activités de ce monstre de la finance.

Commençons par le commencement. Ce fonds d’investissement draine 33 000 milliards de dollars dont 7 500 milliards en direct, le reste appartenant à des actionnaires de ce fonds. Les sommes donnent le tournis et on ne peut guère se représenter l’Himalaya qui s’y cache.  Le PIB des USA c’est 20 000 milliards de dollars, celui de la Chine 14 000 milliards, je donne ces chiffres pour comparer.

D’où viennent ces sommes ? Eh bien des fonds de pension américains pour commencer. La retraite par capitalisation, dans les pays où elle a été instituée, a accouché de ce monument. Bien entendu, il n’y a pas que les retraites des américains dans ce fonds aujourd’hui, puisqu’il y a beaucoup de spéculateurs qui sont venus grossir le « ruisseau ». 

Larry, qui est ce ? A priori, un type qui collectionne les vieilles gourdes cabossées, les girouettes et toutes sorte d’objets du folklore américain, qui se couche et se lève de bonne heure, qui est marié avec la même femme depuis des lustres, ne peut pas être tout à fait mauvais.

Oui, mais c’est bien le propre des tueurs que d’avoir l’air de bons pères de famille, c’est l’apanage des manipulateurs que de ressembler à des enfants du bon dieu. En fait, tout est déjà vendu à BlackRock ou presque, et cela va des petits pois Cassegrain à Bouygues, CNews, ou encore les grands crus de nos vignobles. BlackRock possède des participations PARTOUT. C’est comme une banque mondiale, mais dirigée par un seul homme. Sauf que c’est pire qu’une banque puisqu’aucune obligation ne lui est opposée pour sa gestion et qu’il n’existe aucun contrôle. C’est pire qu’une banque, c’est une pyramide géante : son seul but est de gagner de l’argent en spéculant sur des indices, que ce soit la météo de demain ou la couleur des yeux des martiens.

BlackRock est un grand copain de nos gouvernants à qui il a conseillé la réforme des retraites qui sera le mauvais coup final  de ce funeste quinquennat. Bien entendu, ce sera aussi lui qui rachètera Paris à vil prix quand tous les restos,  et les bistrots auront sombré dans la mer de l’incompétence gouvernementale. C’est encore lui qui viendra au secours de l’économie dévastée   de notre pays pour racheter les services publics, mis à terre par une gestion destructrice. (on a vu ce qu’il en était des masques !).

Je précise que ces réflexions viennent de moi, Denis Robert se « contente » d’expliquer comment marche le monstre et ce qui risque de nous arriver si on s’en approche. C’est assez compliqué, mais très révélateur et il ne suffit pas de hurler au complot pour que le danger s’évanouisse.

Le danger est là parce que certains l’ont voulu, programmé, et ont pactisé avec. Point. Ou alors ils sont vraiment étourdis. La Commission européenne, qui n’est jamais la dernière à se faire berner (témoin le récent accroc consistant à financer GILEAD alors même que son médicament anti-COVID s’avérait inefficace) a ainsi choisi BlackRock comme consultant bancaire pour les investissements climat ! le loup dans la bergerie !

Larry Fink est intournable parce qu’il « représente » des myriades de « petits » actionnaires dont aucun n’a véritablement de pouvoir, ce qui lui confère à lui, tout l’espace pour agir à sa guise, avec l’argent des autres et sans assumer la moindre responsabilité.

Comme le dit ouvertement un big boss de la finance : tout le monde s’amuse, boit, danse et chante alors que le bus (conduit par Larry Fink ) où nous sommes tous éméchés, fonce vers la falaise. « They are going to hit a black rock ». Un monstre incontrôlable finance l’économie mondiale !

C’est un livre qu’il faut absolument lire, surtout si, comme moi, on ne comprend pas grand-chose à la finance. C’est mon cas. J’ai découvert dans cet excellent essai, le fonctionnement des ETF , ALADDIN (logiciel d’intelligence artificielle qui gère les investissements de BlackRock), et les liens entre Larry et notre président. Nous n’avons jamais été aussi près de la catastrophe et je ne suis ni décliniste, ni particulièrement pessimiste. Denis Robert explique patiemment les tenants et les aboutissants de cette grande surface en train d’ouvrir la gueule pour nous avaler. C’est une œuvre d’éducation populaire à ne pas négliger.  D’autant que Denis Robert prend des risques, comme à chaque fois.

PS: Les dessins de différents réseaux sont des reproductions d'un artiste particulier Mark Lombardi, américain, mort avant le 11 septembre (suicide), mais qui avait le pressentiment de ce qui allait se passer. Le FBI a analysé ses tableaux par la suite...

Publié dans Litterature

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