Moonlight (film de Barry Jenkins)

Publié le par CERISETTE

Moonlight (film de Barry Jenkins)

Accueil triomphal partout, oscarisé, « golden globisé », Moonlight, est le deuxième long métrage d'un jeune réalisateur afro-américain Barry Jenkins. En trois parties, est raconté comment un jeune Noir d'un quartier pauvre d’Atlanta (ou de Miami) ravagé par le trafic de drogue, découvre son homosexualité.

J’étais pleine d’entrain, le film m’avait été bien décrit, bien vendu.

ET….je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, non, je ne me suis pas ennuyée, mais ça ne m’a pas touchée au cœur, et je n’ai pas éprouvé les émotions auxquelles je m’étais préparée.

Certes, il y a beaucoup de poésie et de retenue, de politesse même dans l’expression….mais c’est trop poli, c’est trop gentil.

Et on n’y croit guère…Moi je ne vois pas bien pourquoi le héros, aux trois moments de sa vie (enfant, adolescent, adulte) est moqué pour ses soi-disant allures d’homosexuel (si tant est qu’il peut y avoir une allure spécifique).

Je n’arrive pas à sentir les côtés féminins du héros que les autres personnages du film ne peuvent pas supporter, je ne vois que l’homophobie, énorme, injustifiable certes, mais aussi complètement animale. L’homophobie ne se parle pas, elle cogne, c’est brut de décoffrage.

Le portait des homophobes n’est pas non plus creusé, on ne comprend pas cette violence, on en ignore les ressorts cachés. J’aurais pu m’y intéresser dans la mesure où cette « perversion » (je parle bien de l’homophobie) m’est incompréhensible. Mais non, on n’accède pas à la psychologie de ces imbéciles.

Pas plus qu’on ne peut accéder à la psychologie du baron de la drogue qui prend le petit jeune en apprentissage. On le voit, plus il disparait, c’est tout.

Le film est centré sur le héros, mais sans que l’on cherche non plus à détailler sa personnalité qui ne peut en aucune façon se réduire à être un homosexuel dans une cité violente et homophobe. Si, il a une caractéristique qui résume un peu ce que j’ai éprouvé : il est silencieux et introverti, il a du mal à s’exprimer, voilà, c’est tout.

Oui, il a aussi une mère qui se drogue, oui il devient un dealer lui-même avec des gros biscotaux, mais qu’est-ce que ce film veut bien montrer ?

Je dois être passée à côté….

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Moonlight (film de Barry Jenkins)

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