VIENNE (WIEN) La Sécession

Publié par CERISETTE

J’ai toujours aimé ces peintres et artistes qui ont finalement eu un impact considérable sur l’art contemporain en inspirant l’art nouveau et le renouveau des formes.

« Notre art n’est pas un combat des artistes modernes contre les anciens, mais la promotion des arts contre les colporteurs qui se font passer pour des artistes et qui ont un intérêt commercial à ne pas laisser l’art s’épanouir. Le commerce ou l’art, tel est l’enjeu de notre Sécession. Il ne s’agit pas d’un débat esthétique, mais d’une confrontation entre deux états d’esprit. » a dit Hermann Bahr, un critique littéraire.

Il ne s’agissait pas, à priori, de tout révolutionner mais de produire des œuvres :

  • D’une grande qualité esthétique,
  • Aux formes très « dessinées », stylisées, sans perspectives élaborées, avec des motifs floraux,
  • Avec des couleurs or, argent, rouges, noirs rappelant les couleurs byzantines,
  • Sur des sujets non conventionnels ou sous « exploités »: sexualité, prostitution, mort, nus très provocants, bourgs ruraux, tabous religieux,  etc…

L’ensemble des artistes de ce mouvement qui s’est développé en Autriche entre 1892 et 1912, ont presque tous péri en 1918, fort jeunes, soit de la grippe espagnole soit de blessures de guerre, soit de maladie. Ils n’ont pas « vu » la fin de l’empire, mais je trouve que bien de leurs œuvres racontent, avant la guerre, le désastre à venir.

Les grands noms de ce mouvement sont : . Otto Eckmann, Koloman Moser, Gustav Klimt, Egon Schiele, Oskar Kokoschka…

Le bâtiment de La Secession (superbe frise de Klimt sur Bethoven)

Le bâtiment de La Secession (superbe frise de Klimt sur Bethoven)

Le Jugenstil : Koloman Moser

Le Jugenstil : Koloman Moser

Klimt

Klimt

Egon Schiele
Egon Schiele
Egon Schiele

Egon Schiele

Ne pas rater dans le coin du bâtiment de la Sécession : le marché Naschmarkt, où on trouve plein de spécialités orientales et balkaniques, des piles de légumes colorés, des taramas de toutes les couleurs, du vin chaud, des épices et bien sûr, de la cuisine traditionnelle.

C’est sympa et branché.

A SUIVRE...    VIENNE LE VIEUX

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